Un hérisson a été massacré au râteau par un Bruxellois qui l'a découvert dans son jardin. Le voisin, qui a assisté à la scène, a transporté l'animal agonisant au centre de revalidation anderlechtois de la ligue de protection des oiseaux, qui va déposer plainte au parquet.
Chaque année, la ligue dépose une dizaine de plaintes pour maltraitance ou cruauté gratuite. Et le parquet bruxellois se montre particulièrement réactif pour faire appliquer une loi, assortie de peines qui ont été doublées en 2006.
Un habitant aperçoit un hérisson dans son jardin et, sans raison particulière, se munit d'un râteau et frappe violemment l'animal.
Une fois son acte commis, l'individu rentre chez lui, laissant l'animal agoniser. C'est un voisin, témoin de la scène, qui a emmené le hérisson au centre de revalidation de la ligue de protection des oiseaux. "Il a été frappé à la tête, et souffre d'une hémorragie interne", confie Hugues Fanal, directeur de la ligue.
"Il est toujours en soins intensifs, mais le pronostic est très réservé. S'il devait survivre, il serait relâché dans un site semi-naturel."
Ce qui est sûr; c'est que la ligue va porter cette affaire devant le parquet de Bruxelles, l'une des instances les moins indifférentes à la maltraitance animale du royaume.
"Je ne sais pas ce qui s'est passé dans la tête de ce type. Il y a plusieurs cas de maltraitances. Celle qui est due à la bêtise, par exemple. Il arrive que des gens tuent des orvets parce qu'ils les confondent avec des serpents dangereux. Et puis il y a la cruauté gratuite. Je pense à ce couple de Marocains qui avait ramené du Maghreb un petit singe mago. Il est courant que ces animaux soient ramenés du pays pour amusés les enfants. Mais quand ils grandissent ils deviennent des adultes parfois agressifs, aux mauvaises morsures et susceptibles de transmettre des maladies comme le sida. Face à des animaux difficiles à gérer, certains frappent. Ce singe là a été affamé, assoiffé et salement battu. Mais le couple à été condamné".
Il n'y a pas que les animaux potentiellement agressifs qui sont battus. Ainsi des oiseaux sont aussi victimes de cruautés. "Nous avons plusieurs cas de pigeons ou de perruches dont le propriétaire a coupé les ailes aux ciseaux. Quand on leur demande le motif de leur geste, certains répondent qu'ils ont agi sous le coup de la colère ou de la boisson!".
En Brabant Wallon, 4 étudiants de bonne familles ont décapité une chèvre à la hache, un soir de beuverie. Mais en allongeant un chèque, papa et maman ont évité un procès à leurs rejetons".
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