Prison ferme pour avoir tué son chien
Le 13 janvier 2004, un homme de 38 ans a été condamné à quatre mois de prison ferme par le Tribunal correctionnel de Boulogne-sur Mer pour avoir passé son caniche à la machine à laver.
Le 5 octobre 2003, en rentrant chez lui, cet homme avait constaté que son caniche Paco, qui lui avait été donné quinze jours auparavant, avait fait ses besoins dans l'appartement. Excédé, il l'avait engouffré vivant dans la machine à laver pour un cycle de 30 minutes. C'est un voisin, intrigué par la présence d'un sac ensanglanté sur le palier, qui avait découvert le cadavre de Paco couvert de plaies et les deux pattes arrière attachées autour du cou à l'aide d'une corde. One Voice s'était constituée partie civile dans cette affaire.
Il conservait des chiens squelettiques
Dans le Lot-et-Garonne, non loin d'Agen, les protecteurs des animaux essayaient de mettre un terme aux activités de Jean-Louis Lacoste depuis 1982 ! Alertée en avril 1999 par une de nos correspondantes, One Voice a persévéré 10 mois pour sauver les chiens adoptés par cet homme qui serait soupçonné d'en consommer la viande.
Les investigations terminées, l'avocate de One Voice, Maître Fabienne Filpi, a porté plainte en demandant 1 franc symbolique de dommages et intérêts. M. Lacoste n'est pas solvable et, de toute façon, c'est le sauvetage de ses animaux qui intéresse One Voice.
Fermette délabrée
Aucune norme n'est respectée dans la fermette délabrée de Caubon-Saint-Sauveur. Un arrêté préfectoral de 1980 va nous servir : pas d'écoulement d'eau, pas de surfaces protégeant les chiens du sol humide, ni niches, ni boxes, seulement de courtes chaînes attachées à des piquets. Jean-Louis Lacoste n'a fait qu'une vague amélioration récente : des petits enclos formés de palettes en bois et quelques abris en matériaux divers... De surcroît, très peu de nourriture et pas toujours d'eau disponible : lors de notre intervention, nous ne verrons que des seaux vides et des os rongés ! Il déclare faire de l'élevage ou du gardiennage. À la vue de ses animaux, il est impossible d'y croire...
Grande maigreur
One Voice a réussi à récupérer les chiens appartenant à Monsieur Lacoste. En agissant en urgence, en se fondant sur une lettre de la DSV, accordant deux mois de délai à Monsieur Lacoste pour se mettre en conformité avec les textes relatifs aux installations classés. One Voice programme son intervention pour le mois de février soit deux mois plus tard. Les choses ne sont pas simples car il faut un procès-verbal et la brigade de gendarmerie de Sainte-Bazeille manque d'effectif. Après des péripéties de dernière minute - les chiens d'une maigreur inimaginable ne sont presque pas nourris depuis janvier et il faut aller vite – les choses s'arrangent grâce à la bonne volonté de tous ces intervenants.
Tous sauvés
Le 4 février, en présence de nombreux journalistes, il a fallu plusieurs heures à l'équipe de One Voice pour récupérer les 39 chiens. Chacun est photographié et répertorié par les gendarmes, puis installé dans les camions - avec un calmant : ils sont si stressés ! Ils sont accueillis le soir dans un refuge de Brive-la-Gaillarde, en Corrèze. Une vétérinaire fait une inspection générale et vaccine les chiens dès le lendemain. L'un d'eux est tellement squelettique qu'il doit être placé sous perfusion. Mais le succès est là, presque inespéré : petits et gros, jeunes et vieux, tous sont sauvés !
Dans le paquet cadeau, la tête de son chat
C'est une affaire particulièrement horrible qui a été jugée par le tribunal de Lyon. Un homme, qui avait tué un chat pour organiser une mise en scène particulièrement sordide a été condamné le 15 septembre 2004, à deux mois de prison avec sursis et 3000¤ d'amende pour "vol et actes de cruauté sur un animal domestique" . Il devra en outre verser un euro symbolique à trois associations de défense des animaux dont One Voice, qui s'étaient portées parties civiles, ainsi que 2000¤ à la victime.
Machination macabre
Au départ, une banale affaire de séparation qui se passe mal. Michel C., un carreleur de 48 ans vit mal les conditions du partage de sa maison avec son ex-compagne Christiane P.. Il monte alors une machination macabre pour se venger.
Mystérieux messages
Au mois de novembre 2003, il décide de voler le chat de son ancienne amie. Il le garde quelques temps. Le 26 décembre, la propriétaire du chat découvre une enveloppe contenant quelques poils de son animal et la mention « J moins 8 ». Même manège quelques jours plus tard avec la mention « J moins 3 ». Le premier de l'an, elle aperçoit sur son palier un paquet cadeau, l'ouvre et, horreur, y voit la tête tranchée de son chat.
Preuves accablantes
Elle ne tarde pas à de douter de qui a fait le coup. Le 2 janvier, Michel C. est interpellé. En dépit de l'accumulation de preuves, ses empreintes ont été retrouvées sur le paquet et des poils du chat dans sa voiture, il nie les faits. Il invente une histoire de chat mort sur le bord de la route dont il aurait coupé la tête. Ses explications n'ont pas convaincu les juges.
« Un pervers, un menteur »
Cependant, il peut encore estimer s'en être tiré à bon compte puisque le procureur avait réclamé six mois avec sursis et 10.000 euros d'amende. « C'est un pervers, un menteur, un dissimulateur et même un manipulateur » avait-il lancé en direction de l'accusé, soulignant que pour lui, « il s'agissait de faire souffrir l'animal et la femme. »